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Histoire et patrimoine

Le siège de Belfort


Le cimetière de Saint-Julien abrite depuis de nombreuses années une plaque commémorative du siège de Belfort. Cette plaque oubliée a pourtant un intérêt historique puisqu’il existe très peu de plaques commémorant cet événement. C’est pourquoi la mairie de Saint-Julien a décidé de la faire restaurer. Exposée pour l’instant dans la salle du Conseil, elle rejoindra sans doute bientôt un emplacement emblématique de notre commune pour y être admirée par tous. Petit saut dans le temps pour comprendre le siège de Belfort…

La garde nationale mobile fut créée le 1er février 1868 par le maréchal Niel, ministre de l’armée sous le règne de Napoléon III. Elle devait intervenir comme auxiliaire de l’armée active pour la défense des places fortes. Elle était regroupée en unités départementales. 150 gardes mobiles du Rhône étaient originaires du Beaujolais dont 22 de Saint-Julien. Les gardes mobiles étaient surnommés les « moblots ». La guerre franco-allemande éclate en juillet 1870.

Les gardes mobiles du Rhône furent appelés sous les drapeaux le 10 août 1870 et affectés à la défense de Belfort le 1er septembre sous les ordres du colonel Denfert. Les troupes prussiennes, sous les ordres du général Werder, débutèrent le siège le 4 novembre 1870. Les 12 800 mobiles qui constituaient la garnison de Belfort soutinrent 103 jours de siège dont 73 jours de bombardement durant lesquels furent tirés 415 000 obus (soit 5700 par jour). Le siège prit fin le 18 février1871 et la garnison Française évacua Belfort sous les honneurs de l’armée Allemande.

Cette plaque a été restaurée par Yves BRONDEL en janvier 2015